Après la CAN 2019, les Mourabitounes visent Qatar 2022.

« J’aime bien être dans le rôle du petit qui veut battre le grand. C’est une position qui me plait. Je suis dans la même logique avec la Mauritanie ». Ces mots sont ceux de Corentin Martins, sélectionneur de Mauritanie et ils ont été prononcés en 2015 au micro de FIFA.com. L’équipe était alors en quête d’une première qualification pour un tournoi majeur.

Or, cinq ans plus tard, force est de constater que les Mourabitounes sont aujourd’hui de taille à rivaliser avec les géants du continent Mère. L’équipe s’est invitée à la table des grands d’Afrique lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations de la CAF, et elle est en course pour décrocher un ticket pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022. Bref, sa croissance a été exponentielle à l’image de son capitaine Abdoul Ba, 2m03 sous la toise.

Grand, fort, et modeste

« Ma taille ? J’y trouve plus d’avantages que d’inconvénients », affirme le défenseur central de 26 ans au micro de FIFA.com. « Au fil des années, j’ai appris à en tirer le meilleur profit. C’est particulièrement utile pour les ballons aériens ! Globalement, je pense que je ne me m’en sors pas trop mal ! »

 Impossible de contredire le colosse de l’AJ Auxerre ! En tout cas, l’arrivée de Ba en sélection a coïncidé avec les progrès mauritaniens. L’équipe était classée au-delà de la 200ème place l’année qui a précédé sa première sélection. Huit ans plus tard, elle est positionnée au 100ème rang de la hiérarchie mondiale.  » Star’, ‘cadre’, ‘pilier de la sélection’… Je n’aime pas trop les superlatifs. Mais c’est vrai qu’on ressent, moi et mes partenaires, la fierté du peuple mauritanien depuis qu’on a réussi à se qualifier pour cette CAN » résume-t-il, lui qui est parmi les plus capés de l’équipe avec 39 sélections au compteur.

 Le garçon est modeste. Mais son influence sur et en dehors du rectangle vert a forcément influé sur les bons résultats de sa sélection. Il en a d’ailleurs été nommé capitaine. Mais encore une fois, le gaillard préfère faire profil bas : « C’est un honneur, mais ça n’a pas changé grand-chose à ma vie ! En tout cas, je ne me sens pas au-dessus d’un autre » persiste le natif de Dakar (Sénégal) malgré ses deux mètres.

Collectif, optimiste et prudent

 Là encore, difficile de contrarier Ba et ses 100 kilos. Et il est vrai que de multiples facteurs se cachent en effet derrière les progrès du football mauritanien. Aussi efficace qu’il soit, Ba n’est effectivement qu’un maillon de la chaîne mauritanienne. « Nos progrès ? C’est un ensemble de choses : le sélectionneur, le staff, les joueurs, la fédération… On est tous mis à contribution. C’est beaucoup de travail et énormément de temps » confirme-t-il. « Mais ça paye ! »

 Après une CAN 2019 au cours de laquelle la Mauritanie a tenu en échec deux anciens mondialistes – la Tunisie et l’Angola –, elle vise désormais plus haut. Pour l’heure, les Mourabitounes retrouveront les Aigles de Carthage dans le Groupe B du deuxième tour des éliminatoires africaines, mais aussi la Guinée Equatoriale et la Zambie.

 « Tout est réalisable, » annonce-t-il avant de conclure : « On a vu suffisamment de surprises dans l’histoire du football, de remontées exceptionnelles dans des matches… Certes nous avons progressé, mais la Mauritanie reste une petite nation du football et la Coupe du Monde est, elle, un challenge très élevé. Mais pourquoi pas ? Qui pourrait nous interdire de rêver ? »

FIFA

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